Sunday, January 8, 2017

Le droit d'une femme aux rapports légitimes dans l'Islam | The Right of a Woman to Lawful Intercourse in Islam

[Français]



Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyah (Rahimahullâh) s’est fait interroger à propos d’un homme qui restait loin de sa femme pendant un mois ou deux et n’avait pas de rapports avec elle; y avait-il un péché sur lui ou non? Pourrait-on demander au mari de faire cela?

Il a répondu :

Le mari est obligé d’avoir des rapports avec sa femme à intervalles raisonnables, ce qui est un des droits les plus importants qu’elle a sur lui; c’est plus important que de la nourrir. On a dit que ce qui est obligatoire en ce qui concerne les rapports est de les avoir une fois tous les quatre mois, ou selon les besoins [de la femme] et de la capacité [du mari], tout comme comment il devrait la nourrir selon les besoins [de sa femme] et sa [propre] capacité. Et ce dernier est l’avis le plus correct.

Majmû' al-Fatâwâ 32/271



شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله:
عن الرجل إذا صبر على زوجته الشهر والشهرين لا يطؤها ، فهل عليه إثم أم لا ؟ وهل يطالب الزوج بذلك ؟
فأجاب :
" يجب على الرجل أن يطأ زوجته بالمعروف ، وهو من أوكد حقها عليه ، أعظم من إطعامها ، والوطء الواجب قيل : إنه واجب في كل أربعة أشهر مرة ، وقيل : بقدر حاجتها وقدرته ، كما يطعمها بقدر حاجتها وقدرته ، وهذا أصح القولين" " مجموع الفتاوى " ( 32 / 271 ).


Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyah (Rahimahullah) a dit :

Nuire à la femme en ne prenant pas part aux rapports est un motif d’annulation (du contrat de mariage) dans tous les cas, que le mari l’ait fait intentionnellement ou non, et qu’il ait pu le faire ou non; c’est comme l’entretien, et encore plus important.

Al-Fatâwâ al-Kubrâ, 5/481-482


 شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله :
"وَحُصُولُ الضَّرَرِ لِلزَّوْجَةِ بِتَرْكِ الْوَطْءِ مُقْتَضٍ لِلْفَسْخِ بِكُلِّ حَالٍ سَوَاءٌ كَانَ بِقَصْدٍ مِنْ الزَّوْجِ أَوْ بِغَيْرِ قَصْدٍ وَلَوْ مَعَ قُدْرَتِهِ وَعَجْزِهِ كَالنَّفَقَةِ وَأَوْلَى"الفتاوى الكبرى" (5/481-482) .



Tiré du site Web Maktabah Salafiyyah.

Il est bien connu en science ainsi que pour les fins psychologiques comment les rapports sont importants pour un couple marié ou un homme ou une femme d’âge approprié. L’Islam s’intéresse donc à des détails si petits mais importants et aux droits d’une femme, quelque chose que vous ne trouverez pas dans d’autres religions.



- Why The Shariah

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[English] 


Shaykh al-Islam Ibn Taymiyah رحمه الله was asked about a man who stayed away from his wife for a month or two months and did not have intercourse with her; was there any sin on him or not? Could the husband be asked to do that? 

He replied:
The husband is obliged to have intercourse with his wife on a reasonable basis, which is one of the most important rights that she has over him; it is more important than feeding her. It was said that what is obligatory with regard to intercourse is once every four months, or according to her need and his ability, just as he should feed her according to her need and his ability. And the latter is the more correct opinion.
Majmoo‘ al-Fataawa, 32/271

شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله:
عن الرجل إذا صبر على زوجته الشهر والشهرين لا يطؤها ، فهل عليه إثم أم لا ؟ وهل يطالب الزوج بذلك ؟
فأجاب :
" يجب على الرجل أن يطأ زوجته بالمعروف ، وهو من أوكد حقها عليه ، أعظم من إطعامها ، والوطء الواجب قيل : إنه واجب في كل أربعة أشهر مرة ، وقيل : بقدر حاجتها وقدرته ، كما يطعمها بقدر حاجتها وقدرته ، وهذا أصح القولين" " مجموع الفتاوى " ( 32 / 271 ).


Shaykh al-Islam Ibn Taymiyah
رحمه الله said:

Causing harm to the wife by not having intercourse is grounds for annulment in all cases, whether the husband did that intentionally or otherwise, and whether he was able to do it or not; it is like maintenance, and even more important.

Al-Fataawa al-Kubra, 5/481-482
 شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله :
"وَحُصُولُ الضَّرَرِ لِلزَّوْجَةِ بِتَرْكِ الْوَطْءِ مُقْتَضٍ لِلْفَسْخِ بِكُلِّ حَالٍ سَوَاءٌ كَانَ بِقَصْدٍ مِنْ الزَّوْجِ أَوْ بِغَيْرِ قَصْدٍ وَلَوْ مَعَ قُدْرَتِهِ وَعَجْزِهِ كَالنَّفَقَةِ وَأَوْلَى"الفتاوى الكبرى" (5/481-482) .

Taken from Maktabah Salafiyyah website. 

It is well known in science as well as for the psychological purposes how important intercourse is for a married couple or even a male or female of apt age. Islam thus pays attention to such small yet important details and rights of a woman, something you won't find in other religions.
 
 
 
- Why The Shariah
 
 
 

Sunday, October 16, 2016

L'avertissement d'Allah aux gardiens des femmes de ne pas les interdire inutilement de marier conformément à leur choix | Allah's Warning to the Guardians of Women to Not Forbid Them from Marrying Unnecessarily as Per Her Choice


For original English article, see: http://whytheshariah.blogspot.com/2015/12/allahs-warning-to-guardians-of-women-to.html



L’avertissement d’Allah aux gardiens des femmes de ne pas les interdire inutilement de marier conformément à leur choix



Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s’ils s’agréent l’un l’autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas. (Qur’an 2 : 232)



La raison derrière la révélation de ce verset (2 : 232)


Il a été rapporté que cet Âyah a été révélé à propos de Ma`qil bin Yasâr al-Muzanî et de sa sœur. Al-Bukhârî a rapporté dans son Sahîh, lorsqu’il a mentionné le Tafsîr de cet Âyah (2 : 232), que le mari de la sœur de Ma`qil bin Yasâr l’a divorcée. Il a attendu jusqu’à ce que sa `Iddah soit finie et puis il a demandé à la remarier, mais Ma`qil a refusé. Ensuite, le Âyah a été envoyé :


(فَلاَ تَعْضُلُوهُنَّ أَن يَنكِحْنَ أَزْوَجَهُنَّ)


(…ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux.)


Abû Dâwud, At-Tirmidhî, Ibn Abû Hâtim, Ibn Jarîr et Ibn Marduwyah et Al-Bayhaqî ont rapporté ce hadîth d’Al-Hasan de Ma`qil bin Yasâr. At-Tirmidhi a rendu ce Hadîth authentique et dans cette narration, Ma`qil bin Yasâr a donné sa sœur en mariage pour un homme Musulman durant l’époque du Messager d’Allah. Elle est restée avec lui un moment et il l’a divorcée une fois et ne l’a pas repris jusqu’à ce que sa `Iddah soit finie. Ils ont ensuite voulu se [réunir] et il est venu pour la demander pour le mariage. Ma`qil lui a dit : « Ô l’ingrat! Je t’ai honoré et l’ai marié à toi mais tu l’as divorcé. Par Allah! Elle ne te sera jamais retournée. » Mais Allah connaissait le besoin qu’il avait pour elle et le besoin qu’elle avait pour lui et Il a révélé :  


(وَإِذَا طَلَّقْتُمُ النِّسَآءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ)


(Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire,) jusqu’à ce qu’Il ait dit :


(وَأَنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ)


(…alors que vous ne savez pas.)


Lorsque Ma`qil a entendu le Âyah, il a dit : « J’entends et obéi mon Seigneur. » Il a fait venir l’homme et a dit : « Je t’honorerai et laisserai remarier (ma sœur). » Ibn Marduwyah a ajouté (que Ma`qil a dit) : « Et je paierai (l’expiation) pour avoir brisé mon serment. »

Allâh a dit :


(ذلِكَ يُوعَظُ بِهِ مَن كَانَ مِنكُمْ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الاٌّخِرِ)


(Voilà à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier) c’est-à-dire, cela vous interdit d’empêcher les femmes de marier leurs ex-maris, si tous les deux sont d’accord.


[Réf : Tafsîr Ibn Kathîr]


Quelques leçons importantes :


1. À chaque fois que le compagnon du Prophète discutait avec l’ex-mari de sa sœur, il disait « je t’ai honoré » montrant que le fait de donner sa sœur à cet homme l’a rendu honorable, c.-à-d. que sa sœur était son honneur et fierté et quand il a mené leur mariage, il a honoré l’homme en lui donnant quelque chose de très précieuse et noble à lui (c.-à-d. sa sœur)


2. Allâh d’au-dessus des sept cieux a intervenu dans l’affaire pour faire un jugement qui protègerait, pour l’éternité, les droits de femmes du mariage et du remariage en révélant ce verset.


3. Le Sahâbî (Compagnon) et beaucoup d’entre nous auraient probablement fait la même chose, mais dès que son Seigneur a révélé un ordre, il a dit « j’obéi mon Seigneur » même si son intellect n’était pas d’accord ou n’a pas compris la sagesse derrière un tel verset à l’époque, toutefois la signification-même d’un Musulman est « celui qui soumet sa volonté à celle d’Allah ». Alors, le Sahâbî est allé vers l’ex-mari et a encore une fois dit « je t’honore en te donnant ma sœur honorable, alors prends soin d’elle cette fois-ci! »


4. S’il n’y avait pas eu la révélation de ce verset divin dans le meilleur intérêt du couple qui voulait se remarier, le Sahâbî Ma`qil (RadiAllahu `Anhu) ne lui aurait probablement jamais permit de remarier sa sœur. Ceci montre la jalousie, soin et respect qu’il avait pour sa sœur. Si un homme la faisait du mal de cette façon, il ne le laisserait jamais approcher d’elle.


Une autre histoire vraie : Une narration intéressante à propos du mariage où une fille ne voulait pas marier Ibn `Umar (RadiAllâhu `Anhu). – Pris de la publication Facebook de `Asim Ul Haq.


Le droit d’une femme de marier un prétendant riche au lieu d’une pieuse personne pauvre


C’est pour ceux qui disent, « Nous voulons ce qui est bien pour notre fille qui ne peut pas prendre des décisions, c’est pourquoi son consentement n’est pas important. »


Ibn `Umar (RadiAllâhu `Anhu) a dit :


توفي عثمان بن مظعون وترك ابنة له من خويلة بنت حكيم بن أمية بن حارثة بن الأوقص قال وأوصى إلى أخيه قدامة بن مظعون قال عبد الله وهما خالاي قال فمضيت إلى قدامة بن مظعون أخطب ابنة عثمان بن مظعون فزوجنيها ودخل المغيرة بن شعبة يعني إلى أمها فأرغبها في المال فحطت إليه وحطت الجارية إلى هوى أمها فأبيا حتى ارتفع أمرهما إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال قدامة بن مظعون يا رسول الله ابنة أخي أوصى بها إلي فزوجتها ابن عمتها عبد الله بن عمر فلم أقصر بها في الصلاح ولا في الكفاءة ولكنها امرأة وإنما حطت إلى هوى أمها قال فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم هي يتيمة ولا تنكح إلا بإذنها قال فانتزعت والله مني بعد أن ملكتها فزوجوها المغيرة بن شعبة

Lorsque `Uthmân bin Madh`ûn (RadiAllâhu `Anhu) est mort, il a laissé une fille de Khuwaylah bint Hakîm. `Uthmân avait une Wasiyah que son frère Qudâmah bin Madh`ûn serait le Wali de sa sœur après sa mort.


Ibn `Umar (RadiAllâhu `Anhu) a dit : `Uthmân et Qudâmah sont mes oncles maternels, j’ai demandé, de Qudâmah bin Madh`ûn, la main de sa nièce, et Qudâmah a fait son nikah avec moi.


Sa mère voulait la marier avec Mughîrah bin Shu`bah car il était riche, et sa fille était aussi d’accord avec sa mère.


Quand l’affaire a atteint le Prophète (paix soit sur lui), Qudâmah bin Madh`ûn a dit :


Ô Messager d’Allâh (paix soit sur lui), elle est la fille de mon frère qui a conseillé que je suis son gardien après lui, alors j’ai fait son nikah avec le fils de sa tante paternelle, Ibn `Umar. Je n’ai rien laissé pour trouver un bon prétendant pour elle. Elle est une fille et est en train de suivre sa mère (qui voulait la marier avec Mughîrah bin Shu`bah).


Le Prophète (paix soit sur lui) a dit : Elle est une orpheline, ne la mariez pas sans son consentement.
   

Ibn `Umar (RadiAllahu `Anhu) a dit : « Elle m’a été prise même si nous avons eu le nikah », et ensuite ils ont fait son nikah avec Mughîrah bin Shu`bah. [Musnad Ahmad 17/181, Shu`ayb Arnâ’ût a dit : La chaîne est Hasan, Ahmad Shâkir l’a authentifiée, al-Haythamî a dit : Rapporté par Ahmad et ses narrateurs sont fiables »]


La narration d’Ibn Mâjah, qui est courte, déclare :


Il a été rapporté par Ibn `Umar que : 


PARTIE ARABE


Lorsque `Uthmân bin Madh`ûn est mort, il a laissé derrière lui une fille. Ibn `Umar a dit : « Mon oncle maternel Qudâmah, qui était son oncle paternel, m’a marier à elle, mais il ne l’a pas consultée. Cela était après que son père ait mourut. Elle n’a pas aimé ce mariage, et la fille voulait marier Mughîrah bin Shu`bah, alors elle l’a marié. » [Ibn Mâjah, Hadîth 1878]

Quand Nikah a été invalidé d’un des meilleurs hommes, Ibn `Umar (RadiAllahu `Anhu), parce qu’il n’y avait aucun consentement de la fille, alors réfléchissez au Nikah fait avec d’autres gens sans consentement!



Wednesday, September 21, 2016

Six étapes à la science | Six Steps to Knowledge

[Français]

"Il y a six étapes à la science:

Premièrement: Demander des questions d'une bonne manière.

Deuxièmement: Rester calme et écouter attentivement.

Troisièmement: Bien comprendre.

Quatrièmement: Mémoriser.

Cinquièment: Enseigner.

Sixièmement - et c'est son fruit: Agir selon la science et se tenir à ses limites."

- Ibn al-Qayyim (Rahimahullah)

[Miftâh Dârus-Sa'âdah, p. 283]

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[English]

“There are six stages to knowledge:

Firstly: Asking questions in a good manner.

Secondly: Remaining quiet and listening attentively.

Thirdly: Understanding well.

Fourthly: Memorising.

Fifthly: Teaching.

Sixthly — and it is its fruit: Acting upon the knowledge and keeping to its limits.”

- Ibn al-Qayyim (rahimahullah)
[Miftaah Daarus-Sa 'aadah ( p.283)]


Tuesday, August 23, 2016

Le départ du Ramadân | The Departure of Ramadaan

[Français]

Ibn Rajab a dit:

"Comment les larmes du croyant ne couleraient-elles pas en raison du départ du Ramadân alors qu'il ne sait pas s'il vivra assez pour le voir revenir."

[Source: Latâif al-Ma'ârif, v.1, p.217]

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[English]

Ibn Rajab said:

"How could the tears of the believer not flow due to the departure of Ramadaan while he does not know if he will live [long] enough to see it return."

[Source: Lataaif al-Ma'aarif, V.1, P.217]


Monday, August 15, 2016

La meilleure aumône est de s’occuper de votre fille divorcée | The Best Charity is to Take Care of Your Divorced Daughter


[Français]


Le Prophète () a dit :


Ne devrais-je pas vous informer de la meilleure aumône? C’est celle qui est dépensée pour votre fille qui vous est retournée et qui n’a personne pour subvenir à ses besoins sauf vous.


[Réf : Adabul Mufrad 80]

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[English]

The prophet sallalahu `alayhi wa sallam said : 

Shall I not inform you of the best charity? It is that which is spent on your daughter who is returned to you and she has no one to spend upon her except you. 

[Ref: Adabul Mufrad 80]